Les autorités sanitaires de la République démocratique du Congo ont annoncé la guérison d’un premier patient infecté par la souche Bundibugyo du virus Ebola à Bunia, dans la province de l’Ituri. Un signal positif, alors que plus de 100 cas restent confirmés dans l’est du pays et que 3 000 contacts sont sous surveillance.
Une guérison rare face à une souche difficile à traiter
Les autorités sanitaires de la RDC ont confirmé une première guérison à Bunia. Le patient était atteint de la souche Ebola Bundibugyo, une variante rare du virus pour laquelle il n’existe actuellement aucun traitement spécifique homologué. Le Dr Richard Kitengé, qui supervise la gestion des incidents liés à Ebola au ministère de la Santé, a salué cette évolution médicale positive. Le patient a bénéficié d’une prise en charge complète, adaptée à l’évolution de son état clinique. Selon les équipes médicales, plusieurs autres patients montrent des signes d’amélioration et pourraient quitter l’hôpital dans les prochains jours. Cette annonce intervient dans la province de l’Ituri, épicentre de l’épidémie, où la ville de Bunia reste placée sous surveillance sanitaire renforcée.
Surveillance active et renforcement de la riposte
Les autorités congolaises poursuivent la surveillance de l’épidémie. À ce jour, plus de 100 cas confirmés ont été enregistrés, et environ 3 000 contacts sont suivis par les équipes sanitaires. Les dispositifs de traçage restent pleinement opérationnels sur le terrain. Une clinique spécialisée est en cours d’aménagement à Bunia. Destinée à accueillir les professionnels de santé infectés, elle bénéficie du soutien du Programme alimentaire mondial. Les capacités de réponse médicale sont progressivement renforcées.
L’expertise congolaise au service de la lutte
La RDC possède une longue expérience dans la lutte contre Ebola, ayant déjà connu plus d’une dizaine d’épidémies. Cette expertise permet aujourd’hui une gestion plus efficace de la crise, avec l’application de protocoles éprouvés. L’Africa CDC (Centres africains de contrôle et de prévention des maladies) a annoncé viser la mise au point d’un vaccin d’ici fin 2026. Un traitement ciblé contre la souche Bundibugyo est également en développement, renforçant les espoirs de contrôle futur de l’épidémie. Les autorités appellent néanmoins à maintenir une vigilance sanitaire élevée.
Aristide HAZOUME