Politique

États-Unis : Trump confirme une rencontre avec Kim Jong-un cette année

Le président américain Donald Trump a annoncé mercredi qu’il rencontrerait le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un avant la fin de l’année. Cette annonce intervient alors que les exercices militaires conjoints avec Séoul ont été écourtés sur sa demande, une décision qui fragilise l’alliance avec la Corée du Sud.

Interrogé par des journalistes à la Maison Blanche, Donald Trump a répondu « Oui, je le rencontrerai » à propos d’une éventuelle entrevue avec Kim Jong-un. Cette quatrième rencontre pourrait avoir lieu en novembre, en marge du sommet de l’APEC à Shenzhen, en Chine. Le président américain se targue d’une « relation privilégiée » avec le leader nord-coréen. Dimanche, Trump a ordonné au Pentagone de réduire « substantiellement » les exercices Ulchi Freedom Shield. Les manœuvres, initialement prévues jusqu’au 27 août, s’achèveront vendredi. Le président a jugé ces exercices « hostiles » et « inappropriés » envers Pyongyang.

Séoul mis à l’écart

La Corée du Sud n’a pas été informée à l’avance de cette décision. Le ministre des Affaires étrangères Cho Hyun a déclaré que « ni notre gouvernement ni les responsables américains ne savaient » ce que Trump allait annoncer. Ce changement constitue un revers pour Séoul, allié historique des États-Unis.

Pyongyang minimise l’initiative

Kim Yo-jong, sœur influente du leader nord-coréen, a affirmé n’être « absolument pas au courant » d’une communication entre les deux dirigeants. Elle a jugé la décision de Trump « dénuée d’intérêt ». Tout en reconnaissant des relations « excellentes », elle a souligné que les exercices restent « une expression d’hostilité ». Par ailleurs, Trump a estimé que la Corée du Nord possède « 57 armes nucléaires très puissantes ». Le président républicain a regretté que « cela n’aurait jamais dû arriver ». La Chine a confirmé la visite de son ministre Wang Yi à Séoul pour des consultations.

Aristide HAZOUME

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