Des milliers d’Israéliens de l’étranger préparent leur retour pour le scrutin du 27 octobre. Une mobilisation historique contre le gouvernement sortant, qui suscite la colère de la droite au pouvoir.
L’absence de vote à distance pour les expatriés transforme cette élection en un défi logistique et politique. Le 27 octobre, les Israéliens éliront leur nouveau parlement. Pour la première fois depuis les attaques du 7 octobre 2023, le gouvernement le plus à droite de l’histoire du pays est confronté aux urnes . Face à ce scrutin qualifié d’« historique », une mobilisation sans précédent est en cours parmi la diaspora.
Un « moment historique » pour l’opposition
« Ce sont des élections qui vont définir le pays », affirme Ganit Hirschberg, Israélienne à Paris. Son billet est déjà acheté . Comme elle, des expatriés des États-Unis, d’Allemagne ou du Canada ont réservé leurs vols. Leur objectif : sanctionner la coalition de Benyamin Netanyahu.
Itai Novik, Berlinois depuis 15 ans, dénonce « le désastre » du 7-Octobre. Il est « une honte pour le pays » que ce gouvernement soit toujours au pouvoir . Pour Anna Levi, étudiante au Canada, ce vote est un choix de société : « On peut choisir un pays messianique et raciste, ou un pays d’espoir et de changement » . L’initiative Fly & Vote, qui revendique 31 000 inscrits, facilite cette démarche sans financer les billets .
Tensions et menaces judiciaires
Cette mobilisation inquiète le Likoud. Le parti de Netanyahu dénonce une tentative de manipuler le scrutin . Des discussions informelles au sein du ministère des Transports envisageraient de limiter les vols en provenance de l’étranger, provoquant la colère de l’opposition . Les expatriés, dont beaucoup ont quitté le pays par dégoût de la politique actuelle, espèrent un changement pour revenir. « Quelqu’un m’a volé mon pays », confie Roni, retraité de 71 ans à Paris .
Aristide HAZOUME