L’île Maurice est le pays africain le plus « capitaliste ». Elle se classe 48e mondiale avec 73,9 points sur 100. C’est ce que révèle le premier Indice mondial du capitalisme, publié le 6 octobre 2026. Cette étude émane de l’Université de Virginie, aux États-Unis. Elle évalue 161 pays selon huit sous-indices.
Les Seychelles suivent au 50e rang mondial avec 73,4 points. Le Botswana complète le podium africain, 52e avec 72,7 points. La Namibie (59e), le Cap-Vert (66e) et le Rwanda (74e) figurent aussi dans le top 10 africain. L’Afrique du Sud, le Bénin et le Maroc sont également bien classés. À l’inverse, la Libye (21,8), le Tchad (24,1) et la Mauritanie (24,2) ferment la marche. Vingt pays africains sur 47 obtiennent moins de 50 points.
Une méthodologie rigoureuse et multidimensionnelle
Le classement repose sur 242 ensembles de données couvrant la période 2009-2025. Huit piliers structurent l’analyse. On y trouve la protection de la propriété privée, la solidité du système bancaire et l’ouverture du marché du travail. La sophistication des marchés financiers, la concurrence et la création d’entreprises sont aussi évaluées. L’indice mesure également la libre circulation des biens et des capitaux. Les critères institutionnels comptent : État de droit, lutte contre la corruption et stabilité des institutions. Scott Miller, professeur à la Darden School of Business, a dirigé l’étude. Il souligne que l’objectif est de « définir et mesurer le capitalisme à l’échelle mondiale ».
La Suisse en tête, l’Afrique en retrait
La Suisse domine le classement mondial avec 96,9 points. Les États-Unis (95,0), Hong Kong (94,5), le Canada (93,8) et Singapour (93,3) complètent le top 5. L’Angola ferme la marche mondiale. Les chercheurs observent un recul progressif des conditions capitalistes depuis 2009. Les marchés de capitaux et le système bancaire restent les piliers les plus faibles. La protection des droits de propriété constitue le principal facteur de différenciation entre les pays. Maurice tire son rang de sa libre circulation des biens et capitaux (32e mondiale). Ses politiques de soutien au marché (36e) et la sophistication de ses marchés financiers (37e) renforcent sa position.
Aristide HAZOUME