Politique

Maroc : Le PAM forme une coalition gouvernementale à quatre partis

Le Parti de l’authenticité et de la modernité (PAM) a scellé une alliance avec trois autres formations politiques. Le PAM, l’Istiqlal, l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS) ont annoncé lundi 12 octobre 2026 la formation de la nouvelle majorité gouvernementale. Ensemble, ces quatre partis détiennent 207 sièges sur les 395 que compte la Chambre des représentants. La majorité absolue est fixée à 198 sièges. Cette coalition marque un tournant politique majeur pour le royaume.

L’annonce a été faite à l’issue d’un deuxième cycle de négociations à Rabat. Le communiqué officiel précise que les quatre formations partagent « une proximité intellectuelle et politique » ainsi qu’une « vision commune de réformes ». Les discussions ont porté sur les défis internes et les contraintes extérieures du pays. La coalition s’engage à répondre aux attentes des citoyens en matière de conditions de vie, de libertés et de justice sociale.

Une majorité politique forte et cohérente

Le PAM est arrivé en tête des élections législatives du 23 septembre 2026 avec 97 sièges. Le parti a ensuite entamé de larges consultations politiques. Le roi Mohammed VI a nommé Fatima Ezzahra El Mansouri cheffe du gouvernement le 29 septembre. Elle est la première femme à diriger le gouvernement marocain. Les quatre partis ont annoncé qu’ils proposeraient des ministres répondant aux critères de compétence et d’intégrité. Le programme gouvernemental sera élaboré « dans les meilleurs délais ». Les priorités affichées incluent le pouvoir d’achat, l’emploi des jeunes et la réduction des disparités territoriales.

Le RNI bascule dans l’opposition

Le Rassemblement national des indépendants (RNI), qui dirigeait le gouvernement sortant, ne fait pas partie de la nouvelle coalition. Arrivé deuxième avec 66 sièges, le RNI a annoncé son passage dans l’opposition. Son président, Mohamed Chouki, promet une opposition « forte, responsable et constructive ». Il affirme que son parti exercera un contrôle rigoureux sur l’action gouvernementale. Ce basculement redessine l’équilibre parlementaire marocain.

Aristide HAZOUME

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