Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a annoncé lundi des élections générales anticipées pour le 29 novembre. La droite, favorite des sondages, salue la fin d’un cycle. Sanchez y voit un nouveau pari politique.
Pedro Sanchez a dissous les Cortes Generales. Le chef du gouvernement espagnol a convoqué lundi des élections législatives anticipées pour le 29 novembre. Cette décision intervient après le rejet par le Congrès de ses décrets-lois sur le logement. Le Premier ministre socialiste tente un nouveau coup de poker. Il avait déjà provoqué des législatives anticipées en juillet 2023. À l’époque, le Parti populaire (PP) d’Alberto Núñez Feijóo était arrivé en tête avec 137 sièges. Mais Pedro Sanchez avait finalement été investi grâce à une coalition de 179 députés.
La droite se dit prête à gouverner
Le PP ne cache pas sa satisfaction. Les formations de droite estiment qu’un cycle se termine et que le leur commence. Elles s’appuient sur les derniers sondages du CIS de novembre 2023. Ces enquêtes créditaient le PP de 33,9% des intentions de vote. Le PSOE suivait avec 31,3%. Le parti d’extrême droite Vox obtenait 10%. La droite totalisait ainsi 43,9% des voix, contre 43,1% pour la gauche.
Sanchez face à un nouveau défi
Pedro Sanchez se retrousse les manches. Il compte sur la mobilisation de son électorat. En juillet 2023, la participation avait atteint 66,59%. Le vote par correspondance avait battu un record historique. Le Premier ministre sortant devra néanmoins composer avec des alliés fragiles. Les indépendantistes catalans d’ERC et de Junts restent des partenaires exigeants. Une abstention de Junts avait permis son investiture en novembre 2023. Le scrutin du 29 novembre s’annonce comme un référendum sur la coalition de gauche. La droite espagnole veut capitaliser sur le mécontentement. Pedro Sanchez joue sa survie politique.
Aristide HAZOUME