Le président libanais Joseph Aoun se rend jeudi à Rome. Il doit y rencontrer ses homologues italiens pour discuter du futur de la force onusienne au Liban, dont le mandat expire le 31 décembre 2026.
Le président libanais Joseph Aoun s’envole ce jeudi 20 août pour Rome. Il y rencontrera le président Sergio Mattarella et la Première ministre Giorgia Meloni. Les discussions porteront sur l’avenir de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). Le mandat de cette mission de paix expire officiellement le 31 décembre. Un retrait progressif est prévu sur toute l’année 2027. Beyrouth craint un vide sécuritaire dans le sud du pays. La Finul compte actuellement 7 500 casques bleus déployés. Israël s’oppose fermement à une prolongation du mandat. Le Conseil de sécurité avait approuvé une dernière extension en août 2025. Devant ce blocage, le Liban explore des solutions alternatives.
Une coalition franco-italienne en préparation
La France et l’Italie ont proposé en juin une coalition multinationale. Cette force succéderait à la Finul après son départ. L’objectif est de soutenir l’armée libanaise sur le terrain. Emmanuel Macron et Giorgia Meloni avaient lancé cette initiative à Antibes. Le projet vise à renforcer la souveraineté du Liban. Il se heurte toutefois à l’opposition d’Israël et des États-Unis.
Des violences persistent dans le sud
Malgré un accord-cadre conclu en juin, les tensions restent vives. L’armée israélienne mène des frappes intermittentes dans la région. Le week-end dernier, onze personnes ont été tuées lors de deux raids. Joseph Aoun espère faire avancer le projet de coalition à Rome. Il rencontrera également le pape Léon XIV au Vatican. Le chef de l’État libanais plaide pour un maintien de la présence internationale.
Aristide HAZOUME