Le Premier ministre israélien rencontre Donald Trump mardi. Le dossier iranien et une force internationale pour Gaza dominent les discussions.
Benyamin Netanyahu est arrivé à Washington ce lundi 27 juillet. Il s’agit de sa seconde visite aux États-Unis cette année. L’entretien avec le président Trump intervient dans un contexte tendu après l’offensive conjointe contre l’Iran du 28 février. Des divergences tactiques sont apparues sur la gestion du conflit, Donald Trump ayant qualifié Netanyahu de dirigeant « très difficile » .
La force internationale à Gaza, une concession stratégique
À la veille de ce rendez-vous, le cabinet de sécurité israélien a franchi un pas important. Il a approuvé le cadre légal pour déployer une Force internationale de stabilisation (ISF) dans l’enclave palestinienne . Cette décision marque la première implication officielle d’Israël dans un mécanisme international pour l’après-conflit. Le projet pilote débutera à Rafah avec 200 soldats de pays comme le Maroc et l’Ouganda . Leur mission est de sécuriser une zone humanitaire hors du contrôle du Hamas. Le ministre d’extrême droite Itamar Ben Gvir s’est opposé à ce projet.
Un agenda lourd avant les élections
Netanyahu cherche à équilibrer les pressions américaines avec sa ligne rouge. Il affirme vouloir résister aux demandes de retrait de Gaza, du Liban et de Syrie . L’armée israélienne doit maintenir sa présence tant que le Hamas n’est pas totalement désarmé. Cette visite est aussi cruciale pour sa campagne électorale. Il brigue un nouveau mandat lors des législatives du 27 octobre. Il assistera également aux funérailles du sénateur Lindsey Graham, un allié de poids décédé le 11 juillet .
Aristide HAZOUME