C’est un symbole fort qui marque un tournant radical dans la géopolitique sud-américaine. Le lundi 30 mars 2026, le drapeau étoilé a de nouveau flotté sur l’ambassade des États-Unis à Caracas. Fermée depuis sept ans, la chancellerie reprend du service, concrétisant le réchauffement brutal des relations entre Washington et le Venezuela.
Le département d’État américain a salué cette « nouvelle étape » dans la présence diplomatique au Venezuela. Ce retour s’est opéré en plusieurs temps :Janvier Nomination d’une chargée d’affaires; Mi-mars : Levée symbolique du drapeau sur le bâtiment ;30 mars : Reprise officielle des activités. Pour célébrer l’événement, le personnel de l’ambassade a publié une vidéo sur les réseaux sociaux, affirmant vouloir « poser les bases du travail diplomatique » et favoriser les échanges entre les deux pays. Les missions prioritaires incluent le dialogue avec le gouvernement intérimaire, la société civile et le secteur privé. Ce rapprochement diplomatique ne sort pas du néant. Il est la conséquence directe de l’intervention militaire américaine du 3 janvier dernier, au cours de laquelle l’ancien président Nicolas Maduro a été capturé par l’armée américaine lors d’une opération spectaculaire.
Depuis cet événement, l’administration de Donald Trump a radicalement changé de posture :
Reconnaissance officielle de Delcy Rodriguez comme présidente par intérim.
Affichage d’une entente cordiale entre Washington et la nouvelle dirigeante vénézuélienne.
Accélération de la normalisation des rapports bilatéraux. Malgré l’enthousiasme affiché, la reprise n’est pas encore totale. Le département d’État a précisé que l’ambassade ne proposerait, dans un premier temps, que des services consulaires limités. Il faut dire que les restrictions imposées en 2025 par l’administration Trump sur l’octroi de visas aux Vénézuéliens restent un frein majeur. Si la reprise du dialogue est actée, une question demeure en suspens chez les observateurs internationaux .
Secondine GOZINGAN