L’Union africaine condamne la nomination d’un diplomate israélien au Somaliland. Dans un communiqué publié le 19 avril 2026, elle exprime sa vive inquiétude. L’organisation réaffirme son attachement à l’unité et à l’intégrité territoriale de la Somalie. Elle rappelle que le Somaliland ne bénéficie d’aucune reconnaissance internationale officielle. Ainsi, toute reconnaissance unilatérale est jugée « nulle et non avenue ». Par ailleurs, l’institution met en garde contre des risques pour la stabilité régionale.
Une décision largement contestée
Cette nomination s’inscrit dans une volonté israélienne de renforcer ses relations diplomatiques. Le représentant désigné devrait exercer depuis Jérusalem dans un premier temps. Cependant, cette initiative suscite de nombreuses critiques sur le plan international. Plusieurs pays dénoncent une violation du droit international et des principes de souveraineté. Parmi eux, l’Égypte, le Pakistan et l’Arabie saoudite ont exprimé leur opposition. Ils évoquent une menace pour l’équilibre géopolitique dans la région. De son côté, le gouvernement somalien rejette fermement cette décision. Les autorités parlent d’une ingérence dans les affaires internes du pays. En conséquence, Mogadiscio craint une aggravation des tensions politiques existantes.
Un contexte régional déjà fragile
Cette controverse intervient dans un climat diplomatique sensible en Afrique de l’Est. Le Somaliland a proclamé son indépendance en 1991 sans reconnaissance internationale. Depuis, la région fonctionne avec ses propres institutions politiques et administratives. Cependant, elle reste officiellement considérée comme une partie de la Somalie. La reconnaissance israélienne en 2025 a marqué un tournant majeur. Elle a provoqué de nombreuses réactions négatives au sein de la communauté internationale. Aujourd’hui, la nomination d’un diplomate ravive les tensions diplomatiques. Elle accentue également les divisions entre acteurs régionaux et internationaux. Ainsi, la situation reste incertaine dans la Corne de l’Afrique. Les évolutions futures dépendront des réactions diplomatiques et politiques à venir.
Aristide HAZOUME