En Côte d’Ivoire, le procès de l’attentat de Kafolo entre dans une phase décisive. Ce lundi 20 avril 2026, la défense entame ses plaidoiries. L’audience se déroule devant le tribunal criminel d’Abidjan. Elle concerne l’attaque terroriste survenue en juin 2020. Ce jour-là, un poste de contrôle a été attaqué près de la frontière burkinabè. Le bilan fait état de 14 soldats ivoiriens tués. L’attaque a été revendiquée par Katiba Macina. Le parquet a requis des peines sévères contre plusieurs accusés.
Au total, 45 accusés comparaissent dans ce procès. Les débats ont porté sur les rôles et les implications de chacun. Le procureur distingue trois niveaux de responsabilité. D’abord, cinq accusés sont présentés comme auteurs directs. La réclusion criminelle à perpétuité est requise contre eux. Leur participation à un commando d’une trentaine d’assaillants est soupçonnée. Parmi ces cinq figure Ali Sidibé. Considéré comme un cerveau, ce dernier a reconnu les faits. Ensuite, 26 accusés sont soupçonnés de soutien logistique. Aide, hébergement ou renseignements leur sont reprochés. Pour ces prévenus, le parquet requiert 20 ans de prison. Enfin, 14 accusés sont jugés faiblement impliqués. Le ministère public a demandé leur acquittement. Certains bénéficient déjà d’une liberté provisoire.
Une défense déterminée
La défense conteste les réquisitions du parquet, estimant que plusieurs éléments restent discutables. Les avocats cherchent à requalifier certains faits afin de réduire les peines encourues. Par ailleurs, ces derniers minimisent le rôle de plusieurs accusés et espèrent obtenir davantage d’acquittements. Selon la défense, certaines charges reposent sur des preuves insuffisantes. Sa plaidoirie demande une lecture plus équilibrée du dossier.
Une décision attendue
À ce stade, aucune évolution majeure n’est signalée. Le procès se poursuit avec les plaidoiries en cours. Le verdict est attendu après les délibérations du tribunal. Il pourrait intervenir dans les prochaines semaines. Ainsi, cette affaire reste majeure pour la justice ivoirienne.
Aristide HAZOUME