Marco Rubio a atterri à Pékin mardi 12 mai 2026. Il accompagnait le président Donald Trump. Problème : le secrétaire d’État est sous sanctions chinoises depuis 2020. Pékin a trouvé une astuce diplomatique pour l’accueillir.
Des sanctions contournées par un simple caractère
En 2020, Marco Rubio est sénateur. Il a soutenu des mesures contre la Chine. Les sujets sensibles ? Les Ouïghours et Hong Kong. Pékin l’a alors interdit de visa. Un obstacle de taille pour tout déplacement officiel. Mais la diplomatie chinoise a joué sur les mots. Les noms étrangers se traduisent phonétiquement en mandarin. La première syllabe de « Rubio » a changé. Un seul caractère diffère. La prononciation reste identique. Résultat : l’ancien nom sanctionné n’est plus utilisé. Selon deux diplomates cités par l’AFP, ce changement date de janvier 2025. Soit juste après la nomination de Rubio comme secrétaire d’État.
Un voyage stratégique pour les relations bilatérales
Donald Trump privilégie le commerce aux droits humains. Rubio s’est aligné sur cette ligne. Pékin a donc évité un incident embarrassant. Aucune levée officielle des sanctions n’a été annoncée. L’ambassade de Chine n’a pas commenté. Pourtant, le chef de la diplomatie américaine a participé aux rencontres. L’an dernier, Rubio avait rassuré Taïwan. Il avait affirmé que Trump ne négocierait pas l’avenir de l’île. Un positionnement sensible pour Pékin. Malgré tout, la visite s’est déroulée sans heurts. Elle illustre la flexibilité chinoise face aux réalités diplomatiques.
Aristide HAZOUME