Politique

Éthiopie : Abiy Ahmed mobilise massivement avant les législatives

Le Parti de la prospérité (Prosperity Party) a organisé un vaste meeting politique dans la capitale éthiopienne avant les élections législatives. En effet, le Premier ministre Abiy Ahmed cherche à obtenir un nouveau mandat de cinq ans. Cependant, l’opposition continue de dénoncer des conditions électorales contestées dans plusieurs régions du pays.

Un meeting de mobilisation à Addis-Abeba

Des milliers de partisans du pouvoir se sont rassemblés mardi dans la capitale. Ce meeting intervient quelques jours avant les élections générales prévues le 1er juin 2026. À cette occasion, le Parti de la prospérité a défendu son bilan économique et ses réformes sociales engagées depuis 2019. Ainsi, les dirigeants promettent une réduction durable de la pauvreté en Éthiopie. Devant les militants, la maire d’Addis-Abeba, Adanech Abebe, a soutenu le programme gouvernemental. Elle a défendu la modernisation économique et les projets urbains engagés dans la capitale. Par ailleurs, le parti au pouvoir promet une économie compétitive et multisectorielle pour les prochaines années. Il évoque également une meilleure répartition des richesses nationales.

De plus, le gouvernement souhaite renforcer les services publics grâce aux nouvelles technologies numériques. Les autorités promettent une gouvernance plus efficace dans toutes les régions éthiopiennes. Il convient de rappeler qu’ Abiy Ahmed, au pouvoir depuis 2018, cherche un nouveau mandat parlementaire. Son parti domine largement les institutions nationales depuis les élections de 2021.

L’opposition conteste les conditions électorales actuelles

En revanche, la campagne électorale se déroule dans un climat politique particulièrement tendu. Plusieurs régions restent confrontées à des violences et à des problèmes sécuritaires persistants. Par exemple, la Coalition pour l’unité éthiopienne, qui regroupe quatre principaux partis d’opposition, a dénoncé plusieurs irrégularités dans le processus électoral. Face à cette situation, l’opposition menace désormais de boycotter les septièmes élections générales du pays. Elle réclame des garanties sécuritaires et électorales supplémentaires avant le scrutin. Enfin, il est important de noter que le Parlement actuel ne compte toujours aucun représentant du Tigré. La raison : les élections n’avaient pas pu s’y tenir en 2021 en raison du conflit armé.

Aristide HAZOUME 

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