Juan Orlando Hernández, gracié par Donald Trump, est rentré au Honduras. Accueilli en héros par ses partisans, son retour suscite de vives inquiétudes. Il doit faire face à la justice pour corruption le 3 août .
L’ancien président du Honduras, Juan Orlando Hernández, est rentré dans son pays ce dimanche 26 juillet . Il a été accueilli par environ 5 000 partisans à l’aéroport de Palmerola . Gracié en novembre 2025 par Donald Trump, il était emprisonné aux États-Unis . Il purgeait une peine de 45 ans pour trafic de cocaïne . La justice américaine l’avait reconnu coupable d’avoir protégé des narcotrafiquants .
Ses soutiens remercient le président américain. Ils considèrent cette grâce comme une réhabilitation . Pour eux, l’ex-président a été victime d’une « chasse aux sorcières » . Ce retour prend des allures de meeting politique . Des militants affirment vouloir le reconduire au pouvoir. L’ex-président assure ne pas avoir d’ambition immédiate . Son épouse voit dans cette grâce une opportunité pour le pays .
Un retour sous tension
Ce retour ravive des souvenirs douloureux pour une partie de la population . La présidence de Hernández (2014-2022) fut marquée par la corruption. Des accusations de violences policières et de violations des droits humains persistent . Le système judiciaire hondurien est mis à l’épreuve . Le retour de l’ex-président a été possible grâce à un juge. Ce dernier a suspendu un mandat d’arrêt en échange de sa comparution . Juan Orlando Hernández doit comparaître devant un tribunal le 3 août . Il est accusé de détournement de fonds publics pour sa campagne de 2013 . Il clame son innocence .
Aristide HAZOUME