Les États-Unis souhaitent boucler le processus en moins d’un an. Dakar négocie avec ses créanciers pour retrouver une trajectoire financière soutenable.
Les États-Unis veulent accélérer la restructuration de la dette du Sénégal. Erin Browne, sous-secrétaire américaine au Trésor, a fixé un objectif clair : boucler le processus en moins d’un an. Washington considère le dossier sénégalais comme un « excellent exemple » du Cadre commun du G20.
Un test pour le Cadre commun du G20
Le Sénégal veut recourir à une version « renforcée » du Cadre commun. Ce mécanisme du G20, lancé en 2020, vise à coordonner les restructurations de dette souveraine. Il a été critiqué pour la lenteur des négociations en Zambie et au Ghana. Dakar a déjà organisé des réunions initiales avec ses créanciers. La Chine détient environ 8 % de la dette extérieure sénégalaise, suivie de la France, de l’Inde et du Koweït. Un premier tour de table virtuel s’est tenu le 6 octobre. Le Sénégal privilégie l’allongement des délais de remboursement.
Un programme du FMI de 2,2 milliards de dollars
Le FMI a conclu un accord de principe le 1er septembre 2026. Ce programme de 36 mois au titre de la Facilité élargie de crédit représente 2,2 milliards de dollars. Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI, s’est montrée optimiste sur l’issue des discussions. La dette publique sénégalaise atteint 130 % du PIB. Quatre comités de créanciers travaillent en parallèle pour rationaliser le processus. Le président de la Banque mondiale, Ajay Banga, soutient cette approche accélérée.
Aristide HAZOUME