La justice bolivienne accuse l’ex-président d’avoir orchestré les manifestations de mai et juin. Il est visé par une enquête pour “terrorisme” et “soulèvement armé”.
Le parquet bolivien a émis un mandat d’arrêt contre Evo Morales mercredi 29 juillet . L’ancien président est accusé d’avoir organisé les protestations qui ont paralysé le pays. Les manifestations ont duré sept semaines, de mai à juin . Elles ont causé la mort d’au moins seize personnes . Les pertes économiques sont estimées à plus de trois milliards de dollars .
Des accusations graves pour l’ancien chef d’État
Morales est poursuivi pour “soulèvement armé”, “terrorisme” et “incitation publique à commettre un délit” . Les blocages ont provoqué des pénuries de carburant, de nourriture et d’oxygène . Le président Rodrigo Paz avait décrété l’état d’exception le 20 juin . L’armée et la police ont été déployées pour démanteler les barrages .
Une arrestation jugée difficile à réaliser
L’ex-président est retranché dans son fief de Chapare . Il est protégé par des centaines de partisans depuis octobre 2024 . Il est déjà visé par un autre mandat pour une affaire présumée de traite de mineure . La police juge l’opération risquée, craignant un bain de sang . Morales dénonce une “persécution” politique sur les réseaux sociaux. Il accuse le gouvernement de détourner l’attention de la crise économique .
Aristide HAZOUME