Le gouvernement a achevé l’acquisition de 100 000 tonnes de fèves pour 280 milliards de francs CFA, soit environ 427 millions d’euros. Une opération lancée en janvier pour soutenir la filière, durement touchée par la chute des cours mondiaux.
Le Conseil du Café-Cacao (CCC) a officialisé cette clôture par un communiqué publié jeudi 5 août. Le programme a été mené avec l’Organisation interprofessionnelle agricole (OIA) Café-Cacao. Le rachat s’est effectué au prix garanti de 2 800 FCFA le kilogramme. Cette mesure visait à désengorger un marché intérieur paralysé par une accumulation de stocks.
Une opération limitée face à l’ampleur de la crise
Lancé entre le 12 et le 18 janvier, le dispositif ne couvrait pas toute la récolte principale. Le volume a été volontairement limité à 100 000 tonnes en raison des contraintes budgétaires. La chute de plus de 70 % des cours internationaux avait provoqué cet engorgement. Le cacao non concerné par ce rachat a été écoulé lors de la campagne intermédiaire, ouverte dès le 1er mars. Son prix garanti a été fixé à 1 200 FCFA le kilogramme, soit une baisse de près de 60 %.
Le régulateur rejette de nouvelles revendications
Alors que la campagne 2026-2027 approche, le CCC a tenu à couper court à toute spéculation. L’institution rejette les demandes de certains syndicats réclamant un nouveau rachat au prix de 2 800 FCFA. Elle estime ces revendications « sans fondement » et dénonce des agissements de « certains individus mal intentionnés ». Le régulateur rappelle qu’il n’a jamais été question de racheter la totalité de la production nationale. Plusieurs organisations professionnelles contestent toutefois le bilan officiel, affirmant que les volumes réellement invendus dépassaient largement les 100 000 tonnes annoncées. Le secteur du cacao, pilier de l’économie ivoirienne, représente 14 % du PIB du pays.
Aristide HAZOUME