Plus de 8,7 millions d’électeurs sont attendus jeudi pour élire leur président. Le sortant Hakainde Hichilema défend son bilan face à Brian Mundubile. Le coût de la vie reste la préoccupation majeure des Zambiens.
La Zambie organise jeudi son élection présidentielle et législative. Quatorze candidats sont en lice. Mais le scrutin se résume à un duel entre deux hommes. Le président sortant Hakainde Hichilema brigue un second mandat. Son principal rival est Brian Mundubile, ancien ministre de 55 ans.
Les succès économiques du président sortant
Hichilema, surnommé « HH », a hérité d’un pays en défaut de paiement en 2021. Son gouvernement a obtenu un accord historique de restructuration de la dette. Il a rétabli un programme du FMI et relancé la croissance. Ces succès lui valent les éloges des bailleurs internationaux. Mais les effets tardent à se faire sentir. Plus de 70 % de la population vit avec moins de trois dollars par jour. Le chômage et la hausse des prix alimentaires restent criants. « Sur le papier, l’économie se porte bien, mais nous n’en ressentons pas l’impact », témoigne un étudiant.
L’opposition capitalise sur le mécontentement
Brian Mundubile a uni une coalition de partis rivaux derrière lui. Il tente de capitaliser sur les difficultés des ménages. Sa campagne séduit les jeunes, les femmes et les électeurs ruraux. Près de la moitié des inscrits ont entre 18 et 35 ans. Ce bloc pourrait être décisif. La campagne a été marquée par des violences et des intimidations. La police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser des heurts. L’opposition accuse les autorités d’entraver ses activités. Les bureaux de vote ouvrent jeudi à 6 heures locales. Les résultats provisoires sont attendus le 17 août. L’enjeu est clair : les électeurs choisiront-ils la continuité ou le changement ?
Aristide HAZOUME