L’Algérie accélère sa diversification économique après des décennies d’hydrocarbures. Les premiers résultats hors pétrole restent toutefois fragiles.
L’activité hors hydrocarbures a progressé de 4,8 % en 2024. Elle a atteint 5,4 % au premier semestre 2025. Les autorités misent sur l’agroalimentaire et l’industrie manufacturière. Les infrastructures et le secteur minier figurent également parmi les priorités. L’agriculture représente désormais environ 15 % du PIB national. Sa production était évaluée à 34 milliards de dollars en 2025. La croissances industrielle a atteint 18 % la même année. Les zones industrielles affichent un taux d’occupation supérieur à 92 %. Cette saturation impose des besoins accrus en foncier et énergie. Le gouvernement cherche aussi à attirer davantage d’investissements privés étrangers. L’objectif reste d’augmenter les exportations hors hydrocarbures dans la durée.
Des équilibres budgétaires encore fragilisés par le pétrole
Le pétrole et le gaz restent essentiels aux finances publiques algériennes. Une baisse des revenus énergétiques fragilise directement les équilibres budgétaires nationaux. Le déficit public a dépassé 10 % du PIB en 2025. La dette publique a franchi la barre des 50 % du PIB. Le Fonds monétaire international recommande un ajustement budgétaire progressif rapide. Il préconise également davantage de flexibilité du taux de change national. La croissance de l’Algérie a été révisée à 3,8 % pour 2026. Cette embellie reste liée aux tensions géopolitiques mondiales sur l’énergie. L’Algérie ambitionne malgré tout de devenir la première économie africaine. Cette perspective dépendra largement de la réussite des réformes structurelles.
Aristide HAZOUME