Le salon Africa Aerospace and Defence (AAD) a fermé ses portes dimanche 20 septembre 2026. La 13e édition s’est tenue du 16 au 20 septembre à la base aérienne de Waterkloof, à Tshwane. Plus de 50 délégations internationales et 200 exposants y ont participé. L’événement a mis en avant le savoir-faire local en matière de défense.
Un radar mobile pour surveiller jusqu’à 300 miles nautiques
Kopano Peter Lebelo, directeur en chef de la gouvernance du matériel, a présenté un radar de surveillance multi-rôles. Développé avec Waytech Defence, ce système mobile couvre 200 à 300 miles nautiques. « Les chefs nous disent leurs difficultés, nous les convertissons en projets », a-t-il expliqué. L’Afrique du Sud possède l’une des industries de défense les plus avancées du continent. Des entreprises comme Denel, Paramount Group et Milkor produisent véhicules blindés, avions, missiles et drones.
Des contraintes budgétaires persistantes
Le budget 2026/27 de la Défense s’élève à 57,6 milliards de rands. Cela représente 0,7% du PIB, bien en dessous de l’objectif de 1,5%. La ministre Angie Motshekga a reconnu un désalignement entre mandat et financement. Les coûts du personnel absorbent 70% du budget. Malgré ces limites, l’industrie sud-africaine reste un acteur majeur du secteur. Le salon a accueilli des milliers de spectateurs lors des deux jours ouverts au public.
Aristide HAZOUME