Des laboratoires mobiles sont déployés à Butembo pour lutter contre Ebola. Ils réduisent le délai de diagnostic à six heures. L’épidémie a infecté 8 067 personnes et fait 3 901 morts en RDC.
Un laboratoire mobile opère à Butembo depuis deux semaines. Des techniciens de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) y analysent des échantillons de sang. L’objectif est de détecter rapidement le virus Ebola. L’épidémie, déclarée le 15 mai 2026, est la plus meurtrière jamais enregistrée en RDC. Elle a infecté 8 067 personnes et fait 3 901 morts, selon les données officielles.
Un dispositif mobile pour suivre l’épidémie
Le laboratoire est installé dans un véhicule. Il peut être déplacé rapidement vers une autre zone. « Si nous avons une urgence à Katwa, nous pouvons démarrer le véhicule », explique Michel Ngimba, de l’INRB. Avant ce dispositif, les résultats prenaient jusqu’à 72 heures. Désormais, le délai ne dépasse pas 24 heures. Il peut être ramené à six heures. Cette rapidité améliore la prise en charge des patients. Les cas confirmés reçoivent des soins adaptés plus vite. Les cas négatifs sont réorientés vers les structures classiques.
Une coopération régionale déterminante
Le laboratoire est déployé au centre de traitement Ebola de l’ITAV. Ce centre a été mis en place avec l’appui de l’Ouganda. Pour Lota Kalubi, médecin sur place, cette coopération est essentielle. La RDC et l’Ouganda ont lancé un plan transfrontalier de 90 jours en juin 2026. Des laboratoires mobiles ont aussi été déployés à Kasenyi et Kayina. Selon Andrew Nsawotebba, responsable du laboratoire ougandais, la réduction des délais peut améliorer les résultats cliniques. Elle peut aussi réduire le taux de létalité. Les unités mobiles renforcent les capacités locales de dépistage. Objectif : identifier plus rapidement les cas d’Ebola.
Aristide HAZOUME