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Ebola : Le Kenya renforce ses contrôles à la frontière

Un deuxième cas d’Ebola a été confirmé mercredi au Kenya. Il s’agit d’un proche du premier patient, décédé le 5 octobre. À Busia, les autorités renforcent le dépistage face à l’inquiétude des habitants. L’OMS déconseille toute fermeture des frontières.

Le ministère kenyan de la Santé a confirmé mercredi 14 octobre un deuxième cas d’Ebola. Le patient, un homme de 39 ans, est un proche parent du premier malade. Il était déjà placé en quarantaine sous surveillance quotidienne. Il a développé des symptômes le 13 octobre. Les tests réalisés au laboratoire national de virologie et au KEMRI-CDC se sont révélés positifs. Le patient a été transféré dans un centre de traitement dédié. Le premier malade, un Kényan de 40 ans résidant en RDC, était décédé le 5 octobre à Nairobi. Il avait transité par l’Ouganda avant de rejoindre la capitale kényane. Au total, 128 contacts ont été identifiés. Quelque 108 personnes sont placées en quarantaine pour 21 jours. Aucune transmission communautaire n’a été constatée à ce stade, selon les autorités sanitaires.

Busia, porte d’entrée sous surveillance

À Busia, poste frontière majeur avec l’Ouganda, les contrôles ont été renforcés. Les voyageurs sont soumis à des prises de température et au lavage des mains. Des habitants s’inquiètent toutefois de la porosité de la frontière. « Il faut un dépistage rigoureux », réclame David Makhoha, conducteur de moto-taxi. Le commerçant Richard Onyango pointe les nombreux passages clandestins entre les deux pays. Le Kenya a maintenu ses frontières ouvertes. Le secrétaire à la Santé, Aden Duale, a justifié cette décision. « Fermer les frontières pousserait les gens à utiliser des points d’entrée illégaux », a-t-il expliqué. L’OMS soutient cette approche. Elle met en garde contre les restrictions de voyage, qui favorisent les itinéraires informels.

Une épidémie hors de contrôle en RDC

L’épidémie en République démocratique du Congo reste préoccupante. Au 11 octobre, le pays comptait 9 066 cas confirmés et 4 381 décès. La propagation touche désormais sept provinces. Elle est aggravée par les conflits et les déplacements de population. Le virus Bundibugyo, responsable de l’épidémie, ne dispose d’aucun vaccin ni traitement homologué.

Aristide HAZOUME

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