économie

Sénégal : Sonko défie l’exécutif sur la dette et le budget

Ousmane Sonko rejette le recours au Cadre commun du G20 pour restructurer la dette sénégalaise. Le président de l’Assemblée nationale menace de bloquer le budget 2027. Il dénonce une austérité imposée au détriment des ménages.

Un bras de fer budgétaire engagé

Ousmane Sonko a durci le ton lundi 19 octobre à Dakar. Le président de l’Assemblée nationale conteste la stratégie gouvernementale sur la dette publique. Son parti, le Pastef, détient 130 sièges sur 165. Il peut donc bloquer le vote du projet de loi de finances rectificative 2026. Sonko a prévenu : le texte ne passera pas « en l’état ». Il dénonce la baisse des subventions aux produits pétroliers. La subvention passerait de 790 à 552 milliards de francs CFA. Soit une coupe de 30 % selon lui. Le prix du diesel grimperait de 755 à 867 francs à la pompe. « Les Sénégalais souffrent suffisamment », a-t-il déclaré. « Ce n’est pas acceptable ».

Le Cadre commun du G20 en question

Dakar a choisi une version « renforcée » du Cadre commun du G20. Ce mécanisme, lancé en 2020, coordonne la restructuration des dettes souveraines. Sonko juge ce recours inutile. Il évoque une simple opération de reprofilage. « Le Sénégal n’avait pas besoin d’être le premier cobaye », a-t-il affirmé. La dette publique atteignait 132 % du PIB fin 2024. Une part importante avait été dissimulée sous Macky Sall. Le FMI a validé un programme de 2,2 milliards de dollars sur trois ans le 1er septembre. Le service de la dette absorbe des marges budgétaires considérables. Washington veut boucler la restructuration en moins d’un an. Il cite le Sénégal comme « exemple » du Cadre commun.

Aristide HAZOUME

Vous aimerez peut-être aussi

économie

Elon Musk pulvérise tous les records : l’IA et la tech propulsent les ultra-riches vers des sommets inédits

  Le patron de Tesla et SpaceX caracole en tête du classement annuel Forbes avec une fortune stratosphérique de 839
économie

Crise énergétique : L’AIE libère 400 millions de barils

  Face à l’escalade des tensions au Moyen-Orient et à la fermeture du détroit d’Ormuz, l’Agence internationale de l’énergie (AIE)