L’Assemblée nationale a adopté mercredi la loi sur la cybersécurité. Le texte a recueilli 104 voix favorables du MPLA et 56 suffrages contre de l’UNITA. L’opposition y voit une menace pour les libertés, à un an de la présidentielle.
Le Parlement angolais a définitivement adopté la loi sur la cybersécurité, mercredi 12 août. D’initiative présidentielle, le texte vise à renforcer la résilience du cyberespace national. Il doit accompagner la transformation numérique de la société et de l’administration publique. Le gouvernement veut protéger les réseaux, les infrastructures critiques et les services essentiels.
Des amendes pouvant atteindre 4 000 salaires minimums
Le texte prévoit un barème d’amendes pour les contrevenants. Les infractions très graves sont sanctionnées jusqu’à 450 salaires minimums pour les personnes physiques. Pour les personnes morales, l’amende maximale atteint 4 000 salaires minimums. Le député Jorge Ribeiro Uefu (MPLA) défend un « cadre juridique moderne » face aux risques numériques.
L’UNITA dénonce un outil de surveillance
L’opposition dénonce une loi liberticide. Le député Joaquim Nafóia estime qu’elle transforme l’espace numérique en « territoire de surveillance et de répression ». L’UNITA craint un accès excessif aux données personnelles et des coupures d’internet arbitraires. Le parti voit une « doutrine de sécuritisation électorale » à un an du scrutin de 2027.
Aristide HAZOUME