La canicule et une invasion de méduses perturbent le parc nucléaire français. Mercredi 12 août, 20,4 % de la puissance était indisponible. Treize réacteurs sur 57 ont été touchés. La Hongrie et la Roumanie subissent aussi des restrictions liées à la chaleur.
Le parc nucléaire d’EDF traverse un été particulièrement difficile. Les fortes chaleurs réduisent le débit des cours d’eau. La hausse de leur température complète le tableau. Une vague de méduses a paralysé la centrale de Gravelines (Nord). L’entreprise a dû arrêter ou réduire la puissance de cinq réacteurs.
Un record d’indisponibilité environnementale
Mercredi 12 août, le taux de puissance manquante a atteint 20,4 %. Huit réacteurs étaient à l’arrêt complet. Cinq autres tournaient à puissance réduite. La centrale de Gravelines a été particulièrement touchée. « Plusieurs tonnes de méduses » ont obstrué les systèmes de pompage. Le phénomène, déjà survenu en 2025, a entraîné l’arrêt de trois réacteurs.
L’Europe aussi confrontée à la chaleur
La France n’est pas le seul pays affecté. En Hongrie, le niveau du Danube a chuté. Le pays a coulé deux barges pour maintenir le niveau d’eau. En Roumanie, la seule centrale nucléaire du pays a été arrêtée. Cette situation illustre la vulnérabilité du nucléaire face au réchauffement climatique.
Aristide HAZOUME