La perspective d’une libération anticipée de deux meurtriers d’un policier provoque une vive indignation. Le gouvernement britannique prévoit de libérer 5 000 détenus pour désengorger les prisons. Le Premier ministre Andy Burnham promet de tout faire pour bloquer leur sortie.
Les prisons anglaises et galloises sont sous pression. Elles atteindront leur capacité maximale en novembre 2026. Le gouvernement prévoit de libérer 5 000 détenus en avance sur une période de dix mois. Ces libérations anticipées suscitent une vive polémique.
Le cas Harper ravive les tensions
Jessie Cole et Albert Bowers figurent parmi les détenus éligibles. Ils ont tué le policier Andrew Harper en 2019. En 2020, ils ont été condamnés à 13 ans de prison pour homicide involontaire. Ils deviendront éligibles à une libération anticipée en janvier 2027. Le conducteur du véhicule, Henry Long, a écopé de 16 ans et ne pourra pas bénéficier de cette mesure.
La loi Harper, un symbole bafoué
La veuve du policier a fait campagne pour la « loi Harper ». Adoptée en 2022, elle impose la perpétuité automatique pour tout meurtre d’un membre des services de secours. La famille dénonce une « insulte » et un « traumatisme supplémentaire ». Une pétition a recueilli plus d’un million de signatures. Cinquante commissaires de police ont signé une lettre ouverte.
Un Premier ministre tiraillé entre urgence et justice
Andy Burnham a bloqué la libération des violeurs et délinquants sexuels. Il cherche désormais une solution pour les meurtriers de policiers. Mais le ministère de la Justice estime qu’une exemption créerait un précédent dangereux. Le Premier ministre affirme avoir « poussé jusqu’aux limites du possible ». Il présentera un nouveau plan en septembre.
Aristide HAZOUME