À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le message de Djihene Abdellilah détonne par son pragmatisme et sa force. Loin des célébrations purement symboliques, la championne du monde de grappling et ancienne combattante de MMA appelle les femmes à un changement de paradigme : passer du droit acquis à la puissance incarnée.
Pour celle qui a fait de la cage et des tatamis son terrain d’expression, la liberté est indissociable d’une préparation rigoureuse. Si les combats historiques pour l’égalité restent le socle de cette journée, Djihene Abdellilah insiste sur la dimension individuelle de ce combat. La puissance n’est pas un slogan, c’est une posture, affirme-t-elle
Son approche repose sur une conviction : dans un monde exigeant, la capacité à décider et à prendre sa place dépend de notre stabilité mentale et corporelle face à la pression. Pour la fondatrice de la Djihene Academy, le corps est le premier outil de leadership.
Aujourd’hui conférencière internationale et préparatrice mentale, elle accompagne dirigeants et femmes leaders pour transformer la pression en levier de performance. Mais ce 8 mars, c’est vers toutes les femmes qu’elle se tourne.
Afin d’offrir un espace de parole authentique, elle a organisé un live interactif sur TikTok dans la soirée du 8 mars, un moment d’échange où l’anonymat a été possible, permettant à chacune de partager ses expériences, ses doutes ou ses ambitions.
Secondine GOZINGAN