L’Égypte accélère sa transformation numérique. Le gouvernement vise 6 milliards de dollars d’exportations dans le secteur de l’externalisation d’ici 2026. Cette ambition repose sur les services numériques, l’industrie électronique et les infrastructures technologiques.
Le numérique devient un moteur économique majeur
Le gouvernement égyptien renforce sa stratégie numérique. Objectif : atteindre 6 milliards de dollars d’exportations d’externalisation en 2026. L’annonce a été faite par le ministre des Télécommunications, Raafat Hindy, lors d’une réunion avec le Premier ministre Mostafa Madbouly. Les exportations d’externalisation ont atteint 5,2 milliards de dollars en 2025. Elles couvrent les centres d’appels, l’assistance technique et les services informatiques internationaux. L’Égypte abrite désormais plus de 270 centres d’externalisation opérant pour des clients mondiaux. Les exportations numériques globales poursuivent également leur progression. Elles incluent les logiciels, le cloud computing, l’intelligence artificielle et les applications numériques. Le gouvernement souhaite renforcer la compétitivité du secteur face aux mutations technologiques mondiales.
Infrastructures, téléphones et centres de données
Le secteur des technologies de l’information représente actuellement 5,8 % du PIB égyptien. Les autorités ambitionnent une contribution de 8 % d’ici 2030. Le numérique figure parmi les secteurs les plus dynamiques de l’économie nationale. L’industrie électronique poursuit également son expansion. Quinze marques fabriquent désormais des téléphones mobiles localement. La production est passée de 3 millions d’unités en 2024 à 10 millions en 2025. Le pays vise plus de 15 millions d’appareils par an.
Le Caire investit massivement dans les infrastructures numériques. Le programme comprend la 5G, la fibre optique et l’extension de la couverture mobile. Plus de 6 milliards de dollars ont été investis depuis 2019 dans les réseaux fixes et mobiles. Le gouvernement prépare aussi une stratégie nationale pour les centres de données. L’objectif consiste à attirer des investissements dans le cloud et l’intelligence artificielle. L’Égypte mise sur sa position géographique pour devenir un hub régional des services numériques et des technologies avancées.
Aristide HAZOUME