La République démocratique du Congo enregistre un signal encourageant. À Bunia, quatre infirmiers guéris du virus Ebola ont quitté l’hôpital. Cette avancée intervient alors que l’épidémie due au variant Bundibugyo continue de progresser dans l’est du pays.
Des guérisons qui ravivent l’espoir à Bunia
À Bunia, épicentre de l’épidémie en Ituri, quatre infirmiers ont vaincu le virus. Ils ont quitté leur centre de traitement après plusieurs semaines de prise en charge. Leur rétablissement porte à cinq le nombre total de survivants recensés. Un technicien de laboratoire avait été déclaré guéri quelques jours plus tôt. Ces soignants ont contracté le virus durant leurs interventions médicales. Leur guérison constitue un message fort pour les populations locales, souvent réticentes face aux soins. En visite à Bunia, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a salué cette avancée. Il a rappelé qu’une prise en charge rapide améliore considérablement les chances de survie. Selon les autorités sanitaires, seize professionnels de santé ont été infectés depuis le début de la flambée.
Une épidémie toujours sous haute surveillance
Au 31 mai, la RDC comptait 282 cas confirmés et 42 décès. L’Ituri concentre l’essentiel des contaminations enregistrées. Le variant Bundibugyo inquiète particulièrement les experts : aucun vaccin homologué ni traitement spécifique n’existe actuellement contre cette souche. Face à cette situation, le gouvernement congolais et l’OMS intensifient la riposte. Les équipes renforcent le dépistage, l’isolement des patients et la recherche des contacts. La prévention dans les centres de santé reste également prioritaire. Les autorités multiplient les campagnes d’information auprès des communautés.
Cependant, la situation demeure compliquée dans certaines zones. Des incidents sécuritaires et des actes de violence ont récemment perturbé plusieurs opérations sanitaires. Ces difficultés compliquent le suivi des cas et augmentent les risques de transmission. Parallèlement, l’OMS accélère les travaux sur plusieurs vaccins expérimentaux. Des essais cliniques pourraient être lancés prochainement avec l’appui de partenaires internationaux. Malgré les défis, les autorités restent confiantes, forts de l’expérience acquise lors des précédentes flambées d’Ebola en RDC.
Aristide HAZOUME