Politique

Coalition présidentielle : Les propos de Sonko sont scandaleux

Le président de l’Assemblée nationale menace de faire tomber le gouvernement. La coalition présidentielle dénonce des « propos scandaleux » et réaffirme son soutien au chef de l’État.

La crise politique s’aggrave au sommet de l’État sénégalais. Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale et leader du Pastef, a lancé une offensive sans précédent contre le président Bassirou Diomaye Faye. Dimanche 12 juillet 2026, à Touba, il a menacé de renverser le gouvernement « autant de fois que nécessaire ». L’ex-Premier ministre accuse l’exécutif de trahir la souveraineté économique du pays.

Accusations frontales contre le chef de l’État

Ousmane Sonko a vivement critiqué la gestion de Bassirou Diomaye Faye. Il lui reproche de négliger les priorités nationales au profit d’ambitions politiques personnelles. « Il faut que les Sénégalais sachent qu’ils ne sont nullement la préoccupation de Diomaye Faye », a-t-il lancé. Il a également dénoncé une dette publique « quasi impayable » et l’absence d’accord avec le FMI. Le président du Parlement estime que le gouvernement renonce aux renégociations stratégiques sur les ressources naturelles.

Réponse cinglante de la coalition Diomaye

La coalition présidentielle a réagi lundi 13 juillet par un communiqué. Elle exprime sa « vive indignation » face à ces attaques. Elle qualifie les propos de « scandaleux » et « crypto-personnels ». Ces déclarations « n’honorent pas » la fonction de président de l’Assemblée nationale, selon elle. La coalition affirme que Bassirou Diomaye Faye agit pour améliorer les conditions de vie des Sénégalais. Elle dénonce ceux qui « privilégient la confrontation permanente ». Le camp présidentiel salue une gouvernance fondée sur « la méthode, la sérénité et le sens des responsabilités ». Il réaffirme son engagement pour la transformation nationale.

Cette crise ouverte révèle la fracture entre les deux anciens alliés de l’alternance de 2024. Ousmane Sonko dispose d’une large majorité à l’Assemblée. Il menace d’utiliser cet atout pour faire censurer le gouvernement. La tension reste vive à quelques mois des échéances politiques cruciales.

Aristide HAZOUME

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