Le nouveau chef d’État d’extrême droite lance une vaste campagne contre les sans-papiers, principalement les Vénézuéliens, sous le slogan « Les Colombiens d’abord ».
Le président colombien Abelardo de la Espriella a ordonné dimanche le début des opérations d’expulsion des étrangers en situation irrégulière . Les interventions conjointes de la police et des services d’immigration débuteront cette semaine . La mesure vise en premier lieu les migrants auteurs de crimes, puis tous les sans-papiers .
Un virage sécuritaire controversé
Ce durcissement marque une rupture avec la politique d’accueil menée depuis dix ans . La Colombie abrite plus de 2,8 millions de Vénézuéliens, soit près de 90 % de sa population immigrée . Selon Migración Colombia, environ 848.000 d’entre eux sont en situation irrégulière, dont 193.000 mineurs .
Des critiques sur le fondement de la mesure
Ana Karina García, directrice de l’ONG Juntos Se Puede, conteste l’association entre immigration et criminalité . « Les chiffres montrent que la criminalité des étrangers ne dépasse pas 2 % », souligne-t-elle . L’opposition dénonce une politique xénophobe qui fait des migrants des boucs émissaires .
Aristide HAZOUME