Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a fermement rejeté toute idée de « corruption généralisée » au sein de son gouvernement et du Parti socialiste (PSOE). Devant le Parlement, il a défendu son bilan et répondu aux nombreuses affaires judiciaires visant son entourage politique et familial.
Un Premier ministre sur la défensive
Pedro Sanchez s’est exprimé lors d’une séance solennelle au Parlement espagnol. Le chef du gouvernement a voulu répondre publiquement aux enquêtes qui fragilisent l’exécutif depuis plusieurs mois. Devant les députés, il a dénoncé une campagne visant à déformer la réalité. Selon lui, certains acteurs cherchent à créer l’impression d’une corruption généralisée. Le dirigeant socialiste a assuré n’avoir jamais participé à des pratiques illégales. Il a également affirmé n’avoir toléré aucun acte contraire à la loi.
Sanchez a rappelé son engagement pour la transparence depuis son arrivée au pouvoir en 2018. Cette année-là, une motion de censure avait renversé le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy. Malgré les critiques de l’opposition, le Premier ministre a affiché sa confiance. Il a reconnu que son gouvernement n’était pas parfait. Il a toutefois défendu son bilan en matière de lutte contre la corruption.
Des affaires judiciaires qui fragilisent la coalition
Les enquêtes se sont multipliées ces dernières semaines. Elles concernent plusieurs proches du chef du gouvernement. L’ancien ministre des Transports, José Luis Ábalos, figure parmi les personnalités visées. Sa condamnation récente a accentué la pression politique sur l’exécutif. L’épouse du Premier ministre, Begoña Gomez, fait l’objet d’une enquête pour trafic d’influence. La justice lui a imposé des mesures restrictives dans l’attente de la suite de la procédure. Sanchez a dénoncé ces décisions judiciaires. Il estime que certaines mesures dépassent le cadre habituel des investigations.
Son frère est également concerné par une procédure distincte. L’ancien chef du gouvernement José Luis Rodríguez Zapatero, considéré comme son mentor politique, fait aussi face à des accusations dans une autre affaire. Ces dossiers alimentent les critiques de l’opposition. Ils renforcent les tensions au sein de la coalition gouvernementale. Malgré ce contexte difficile, Sanchez maintient sa volonté de poursuivre son mandat. Il affirme rester concentré sur l’action gouvernementale jusqu’à la fin de la législature prévue en 2027.
Aristide HAZOUME