Au Gabon, la situation d’Alain-Claude Bilie-By-Nze suscite de vives tensions politiques. L’ancien Premier ministre est détenu depuis le 15 avril. Son parti dénonce une procédure irrégulière et une atteinte aux droits fondamentaux.
Accès limité à l’opposant
Selon Ensemble pour le Gabon, l’opposant reste inaccessible. Ni sa famille ni ses avocats n’ont pu le rencontrer. Une situation jugée préoccupante par Aimé Mapangou, secrétaire général du parti, qui évoque une violation des droits de la défense. De son côté, la présidence appelle au respect de la justice. Le porte-parole Théophane Nzame Nze Biyoghe insiste sur l’indépendance judiciaire. Il affirme que l’exécutif ne gère pas ce dossier sensible.
Une affaire ancienne relancée
L’origine du dossier remonte à 2008. Une ancienne collaboratrice réclame cinq millions de francs CFA. Cette somme aurait servi à financer un événement culturel national. Elle affirme toutefois n’avoir jamais été remboursée. Le parti de l’opposant rejette les accusations. Il parle d’une manœuvre politique ciblée. Aimé Mapangou critique le calendrier de la procédure. Il estime que des faits anciens ne justifient pas une arrestation à l’heure actuelle.
Responsabilité de l’État évoquée
En outre, les proches de M. Bilie-By-Nze pointent la responsabilité de l’État. Selon eux, les fonds engagés relevaient de fonctions officielles. Ils affirment donc que la dette n’est pas personnelle. Pour l’instant, aucune évolution judiciaire majeure n’est confirmée. La détention préventive se poursuit. Les appels à une libération immédiate se multiplient. L’affaire reste suivie de près au Gabon.
Aristide HAZOUME