Les États-Unis ont mené de nouveaux bombardements contre l’Iran tôt ce jeudi 11 juin 2026 à l’aube. Selon des médias iraniens, des explosions ont été entendues sur l’île de Qeshm, ainsi qu’à Minab, Sirik et dans le port de Bandar Abbas, dans le sud du pays.
En riposte, Téhéran a annoncé avoir ciblé des bases militaires américaines au Koweït et à Bahreïn, et promis de prendre pour cible tout navire s’aventurant dans le détroit d’Ormuz. Le quartier général central Khatam al-Anbiya a déclaré : « En réponse aux actions hostiles de l’Amérique criminelle, et face aux attaques menées par l’armée agressive contre certaines zones de la province d’Hormozgan, le détroit d’Ormuz est désormais fermé à tout passage de navires, y compris les pétroliers et les cargos commerciaux. Toute tentative de transit dans le détroit sera ciblée. Les affirmations des États-Unis concernant la liberté de passage dans ce détroit sont catégoriquement démenties ».
Dans la foulée, la marine iranienne, citée par les médias, a affirmé que « deux navires qui tentaient de franchir illégalement le détroit d’Ormuz ont été frappés », sans plus de précision. Washington, qui impose un blocus aux ports iraniens, a démenti tout blocage du détroit. Cette aggravation de la situation dans le Golfe continue de faire monter les prix du pétrole. Jeudi matin, le baril de Brent de la mer du Nord gagnait 1,7 % à 94,68 dollars, et celui de WTI américain 2 % à 91,84 dollars.
Aristide HAZOUME