Un Kényan de 20 ans suspecté d’avoir contracté Ebola a été testé négatif, ont annoncé jeudi les autorités de Wajir. Le patient, rentré de RDC via l’Ouganda, a été diagnostiqué avec le paludisme. Le Kenya a confirmé mardi son premier cas importé d’Ebola, un homme décédé à Nairobi.
Le gouverneur du comté de Wajir, Ahmed Abdullahi, a annoncé jeudi 8 octobre que les résultats préliminaires étaient négatifs. « Je suis heureux d’annoncer que les résultats indiquent que l’échantillon est NÉGATIF au virus Ebola », a-t-il déclaré. Le patient, un Kényan de 20 ans, avait été isolé à l’hôpital de Habaswein. Il présentait des symptômes similaires à ceux d’Ebola après un voyage en RDC via l’Ouganda. Le secrétaire à la Santé, Aden Duale, a précisé que le patient souffrait en réalité du paludisme. « Le patient a été mis sous antipaludéens », a-t-il indiqué au Daily Nation. Le gouverneur a appelé les habitants à ne pas diffuser d’informations non vérifiées.
Premier cas confirmé et décès à Nairobi
Le Kenya a confirmé mardi son premier cas importé de maladie à virus Ebola de souche Bundibugyo. Le patient, un Kényan vivant en RDC, est décédé lundi soir à l’hôpital de Nairobi. Il avait voyagé par la route jusqu’en Ouganda avant de prendre un vol pour Nairobi le 3 octobre. Selon le ministère de la Santé, 57 contacts ont été identifiés et dix placés en quarantaine. Le défunt a été enterré mercredi au cimetière de Lang’ata sous protocole sanitaire strict.
Des failles dans le contrôle aux frontières
Ces cas révèlent des lacunes dans les systèmes de dépistage aux frontières. Le patient décédé a pu passer plusieurs contrôles de température dans les aéroports. Le Kenya a intensifié la surveillance pour les voyageurs en provenance de dix pays africains. Plus de 652 000 voyageurs ont été dépistés et 267 échantillons testés. L’épidémie en RDC a fait plus de 4 178 morts pour 8 665 cas confirmés. Elle reste la deuxième plus importante jamais enregistrée.
Aristide HAZOUME