Le gouvernement congolais a adopté le décret instituant la Task Force RDC-USA, chargée de transformer les engagements du partenariat stratégique avec Washington en résultats économiques et sécuritaires.
Le Conseil des ministres du 11 septembre a adopté le décret portant organisation et fonctionnement de la Task Force RDC-USA. Cette structure doit accélérer l’exécution du partenariat stratégique signé en décembre entre Kinshasa et Washington. Elle est chargée de coordonner les projets, les investissements et les engagements liés aux minerais critiques. Le ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a indiqué que ce dispositif vise à traduire les promesses en « résultats économiques et sécuritaires concrets » pour les Congolais.
La Première ministre Judith Suminwa avait présidé la première réunion de cette task force le 11 juin à la Primature. À cette occasion, le gouvernement avait reçu une première liste de réserves d’actifs stratégiques. Kinshasa avait également soumis une cinquantaine de projets de développement à la partie américaine.
Un partenariat déjà porteur de résultats concrets
Le partenariat a déjà produit des avancées tangibles. La RDC a accueilli un investissement soutenu par Washington via Virtus Minerals, qui a repris les actifs miniers de Chemaf, un producteur majeur de cobalt. Par ailleurs, la Gécamines a élargi ses accords de commercialisation du cuivre avec les négociants Mercuria et Glencore, portant son engagement à 500 000 tonnes vers les États-Unis. Cette dynamique s’appuie sur une position minière dominante. La RDC est le premier producteur mondial de cobalt et le deuxième exportateur de cuivre. En 2025, le pays a fourni environ 187 000 tonnes de cuivre raffiné aux États-Unis, se classant deuxième fournisseur derrière le Chili. Cette montée en puissance traduit la volonté de Kinshasa de diversifier ses sources de financement au-delà de la Chine.
Aristide HAZOUME