Grâce à la guerre en Iran, l’État américain engrange des revenus record. Mais son gouvernement démocrate se divise sur l’utilisation de cette fortune.
Le Nouveau-Mexique est le deuxième producteur de pétrole des États-Unis . Sa production a atteint 2,37 millions de barils par jour en avril . La guerre en Iran a fait flamber les prix du brut. L’État empoche désormais 241 millions de dollars par mois . Son fonds souverain affiche 75 milliards de dollars . Une manne qui pourrait atteindre 100 milliards d’ici la fin de la décennie .
Un débat politique sur l’utilisation des fonds
Les démocrates veulent investir dans les programmes sociaux. L’argent finance déjà l’université, la santé et des gardes d’enfants gratuites . La candidate au poste de gouverneur, Deb Haaland, propose une assurance maladie publique . Les républicains privilégient les allègements fiscaux. Ils suggèrent aussi d’investir dans les infrastructures . Le débat oppose dépenses immédiates et épargne pour les jours de vaches maigres .
Un avenir incertain malgré la rentrée d’argent
La guerre en Iran a gonflé les recettes de 850 millions de dollars . Mais cette manne n’est pas éternelle. Une baisse des prix du pétrole pourrait réduire les revenus . Les élus craignent un retournement du marché. Le Texas, l’Alaska et le Dakota du Nord profitent aussi de cette aubaine . Le Nouveau-Mexique reste toutefois l’État le plus pauvre du pays. Sa richesse soudaine soulève des questions sur son avenir.
Aristide HAZOUME