Javier Milei durcit sa politique migratoire par décret. Les étrangers accusés de “messages de haine” contre le pays pourront être expulsés.
Le président argentin a signé un décret d’urgence jeudi. Ce texte modifie la loi sur l’immigration. Il interdit l’entrée aux étrangers diffusant des messages hostiles envers l’Argentine ou ses symboles nationaux . La mesure peut aussi entraîner l’expulsion des résidents déjà installés. Le décret est publié au Bulletin officiel et entre en vigueur ce vendredi .
Une réponse à la “campagne anti-Argentine”
Cette décision fait suite aux tensions après la Coupe du monde 2026. L’Argentine a perdu la finale contre l’Espagne. Des critiques en ligne ont visé le pays et sa sélection. Des célébrités ont dénoncé des comportements racistes de supporters. Milei a dénoncé sans preuves une campagne financée par le Brésil, le Mexique et le Parti démocrate américain . Le gouvernement justifie le décret par la défense de la “paix sociale” .
Un virage migratoire contesté
L’opposition dénonce un tournant sécuritaire inspiré de Donald Trump . Le décret crée un flou juridique. Il ne définit pas précisément ce qu’est un “message de haine” punissable . Il marque un changement radical pour un pays historiquement ouvert aux immigrants . La mesure doit maintenant être examinée par une commission parlementaire dans les dix jours. Le Congrès pourra l’abroger si les deux chambres la rejettent .
Aristide HAZOUME