Politique

L’Afrique réclame sa place dans la course spatiale mondiale

Réunies au Grand Palais à Paris les 9 et 10 septembre, les délégations africaines ont affirmé leur ambition spatiale. Entre coopération continentale et souveraineté technologique, le continent refuse de rester spectateur.

Le premier Sommet international sur l’espace s’est achevé le 10 septembre à Paris. Quelque 120 délégations étrangères et 2 000 participants y ont pris part. Les pays africains ont répondu en nombre, signe d’un intérêt stratégique grandissant pour le secteur spatial. Le président français Emmanuel Macron a annoncé 20 milliards d’euros pour l’industrie spatiale européenne.

Le Rwanda mise sur ses infrastructures

Le Rwanda a franchi une étape décisive avec la certification Tier 3 de son téléport de Rwamagana. Première infrastructure de ce type en Afrique subsaharienne, elle capte et traite des données satellitaires pour la météo et la recherche climatique. « L’économie spatiale évolue rapidement, portée par la baisse des coûts et les nouvelles technologies », a déclaré Paul Kagame. Le président rwandais appelle l’Afrique à être un acteur à part entière. « Nous devons éviter de reproduire dans l’espace les inégalités qui existent ailleurs », a-t-il averti.

Brazzaville plaide pour une coopération continentale

Denis Sassou-Nguesso a plaidé pour une approche coordonnée à l’échelle du continent. « Nous devons éviter de construire 54 politiques spatiales isolées », a affirmé le président congolais. Il propose d’installer un observatoire spatial du Bassin du Congo à Brazzaville. Ce dispositif surveillerait le deuxième poumon vert de la planète. L’espace peut répondre aux urgences africaines : sécurité alimentaire et protection de l’environnement.

Aristide HAZOUME

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