À Nouakchott, deux députées ont été condamnées à quatre ans de prison ferme. Ce verdict judiciaire relance les débats sur la liberté d’expression en Mauritanie.
Verdict du tribunal de Nouakchott-Ouest
Le tribunal de Nouakchott-Ouest a rendu son jugement le 4 mai 2026. Ghamou Achour et Mariem Cheikh Dieng écopent de quatre ans de prison ferme, reconnues coupables de plusieurs infractions pénales liées à des publications sur les réseaux sociaux. La justice a retenu plusieurs chefs d’accusation contre les deux élues : atteinte aux symboles nationaux et à la cohésion sociale, ainsi que diffamation, menaces et incitation à la violence. Les publications visées concernaient des responsables politiques et des institutions.
Procédure judiciaire et sanctions
Aucune levée de l’immunité parlementaire n’a été engagée avant le jugement. Le parquet avait requis cinq ans de prison ferme. Le tribunal ordonne en outre la suppression des contenus incriminés et la confiscation des téléphones utilisés. La défense a quitté l’audience en signe de protestation, dénonçant des irrégularités et une procédure expéditive. Les deux députées sont en détention depuis le 21 avril 2026. L’affaire alimente les tensions au sein de l’Assemblée nationale.
Aristide HAZOUME