Le Socio Economic Rights and Accountability Project (SERAP) accorde sept jours à la Commission électorale nationale indépendante (INEC) pour documenter 126,46 milliards de nairas de dépenses électorales. L’organisation menace de saisir la justice en l’absence de réponse.
SERAP a adressé une mise en demeure à l’INEC, datée du 12 septembre 2026. Elle est signée par son directeur adjoint, Kolawole Oluwadare. L’INEC dispose de sept jours pour s’exécuter. La demande s’appuie sur le rapport d’audit fédéral 2023. Ce document a été publié le 7 août 2026. Il couvre la période allant de janvier 2022 à décembre 2023.
Des irrégularités massives dans les marchés publics
L’audit de la Fédération signale 112,155 milliards de nairas en paiements irréguliers. Ces fonds concernent des urnes et du matériel électoral. Les marchés ont été passés sans appel d’offres ni certificat du Bureau of Public Procurement. Aucune preuve de livraison des équipements n’a été fournie. Les contrats ont été attribués à des entreprises aux compétences inconnues. D’autres dépenses sont épinglées. L’INEC a payé 1,058 milliard de nairas pour des Toyota Prado. Quelque 3,136 milliards ont été versés à quatre prestataires avant l’attribution formelle des contrats. Enfin, 9,245 milliards couvrent 22 contrats fractionnés pour des biens similaires.
Un ultimatum et des menaces de poursuites
SERAP exige la liste des bénéficiaires, les contrats et les preuves de livraison. L’organisation réclame aussi la saisine de l’EFCC et de l’ICPC. Kolawole Oluwadare rappelle que les ressources électorales sont publiques. L’INEC doit justifier chaque naira dépensé. Sans réponse dans le délai, SERAP engagera des poursuites judiciaires.
Aristide HAZOUME