OTAN : Trump met l’unité de l’Alliance à l’épreuve
Lors du sommet de l’OTAN à Ankara, Donald Trump a ravivé les tensions avec ses partenaires. Le président américain a annoncé la fin du cessez-le-feu avec l’Iran et critiqué vertement plusieurs pays européens, relançant les interrogations sur la cohésion de l’Alliance atlantique.
Trump attaque ses alliés sur l’Iran et le Groenland
Ce mercredi 08 juillet 2026, en marge du sommet de l’OTAN organisé à Ankara, Donald Trump a déclaré que le cessez-le-feu conclu avec l’Iran n’était plus en vigueur. Une annonce qui a immédiatement tendu l’atmosphère entre les membres de l’Alliance. Le président américain n’a pas caché sa colère envers plusieurs pays européens, qu’il accuse de ne pas lui apporter un soutien suffisant dans le bras de fer avec Téhéran. « Je suis très en colère contre l’OTAN », a-t-il lancé, déplorant que certains alliés ne partagent pas équitablement le fardeau militaire américain.
Sur un tout autre dossier, Donald Trump a une fois de plus évoqué le Groenland, qualifiant ce territoire autonome danois d’« enjeu stratégique majeur » pour Washington. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a rapidement répliqué, rappelant fermement que le Groenland n’était pas à vendre.
Le président américain a également pris pour cible l’Espagne, qu’il a jugée « partenaire terrible » au sein de l’OTAN. Cette attaque fait suite à des désaccords récurrents sur les efforts budgétaires de Madrid, alors que Washington réclame depuis des années une hausse des dépenses militaires de ses alliés européens.
L’OTAN tente de préserver son unité face aux tensions
Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, s’est efforcé de rassurer les membres de l’Alliance, réaffirmant l’engagement des États-Unis envers l’organisation. Mais sur le terrain, les Européens cherchent à répondre aux exigences américaines : plusieurs ont déjà annoncé une augmentation significative de leurs budgets de défense, tandis que de nouveaux contrats d’armement ont été signés durant le sommet pour renforcer les capacités militaires du continent.
Par ailleurs, la guerre en Ukraine reste au cœur des discussions. Donald Trump a affirmé que Moscou et Kiev souhaitaient parvenir à un accord de paix, alors qu’il devait rencontrer Volodymyr Zelensky après des échanges avec Vladimir Poutine. De leur côté, les alliés européens et le Canada ont confirmé leur intention de maintenir leur soutien militaire à l’Ukraine.
En marge des tensions, le président américain a affiché un rapprochement avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, se disant favorable à la reprise des discussions sur la vente d’avions F-35 à la Turquie, un dossier longtemps bloqué.
Aristide HAZOUME





