À moins d’un an du scrutin présidentiel de janvier 2027, les partis politiques nigérians s’activent. Le président sortant Bola Ahmed Tinubu demeure le grand favori du camp au pouvoir. L’opposition, en revanche, affiche de profondes divisions : alliances fragiles et rivalités internes compliquent déjà la désignation d’un candidat unique.
Le camp Tinubu avance sans suspense
Le parti au pouvoir, l’All Progressives Congress (APC), organise ses primaires dans un climat maîtrisé. Le président sortant devrait obtenir l’investiture sans opposition interne sérieuse. L’APC a même dispensé Bola Tinubu des procédures classiques de validation des candidatures. Les primaires présidentielles de l’APC ont été fixées au 23 mai 2026, dans le respect du calendrier établi par la commission électorale nigériane. Dans un récent message, Bola Tinubu a appelé les responsables de son parti à garantir un processus transparent et à faire preuve d’unité autour des ambitions électorales du pouvoir. Le chef de l’État conserve un avantage stratégique considérable : il bénéficie de l’appareil gouvernemental et d’un parti solidement implanté sur l’ensemble du territoire nigérian. Plusieurs figures politiques ont d’ailleurs récemment rejoint son camp.
Une opposition fragilisée avant 2027
Face au pouvoir, les partis d’opposition peinent à afficher une ligne commune. Les désaccords internes ralentissent les négociations autour d’une candidature unique. L’ancien vice-président Atiku Abubakar reste actif dans les discussions politiques, mais la concurrence entre plusieurs ambitions complique les alliances. Des figures de l’opposition comme Peter Obi et Rabiu Kwankwaso ont récemment quitté une coalition qu’ils avaient formée. Les tensions internes et les différends juridiques fragilisent cette stratégie d’union. Dans ce contexte, de nombreux observateurs décrivent une opposition désorganisée, une situation qui pourrait renforcer les chances de réélection de Bola Tinubu en janvier 2027.
Aristide HAZOUME