Le Parti québécois a remporté lundi les élections provinciales au Québec. Paul Saint-Pierre Plamondon devient Premier ministre d’un gouvernement minoritaire. Il promet un référendum sur l’indépendance après le départ de Donald Trump.
Le Parti québécois (PQ) a remporté lundi 5 octobre les élections provinciales au Québec. Selon les résultats préliminaires, la formation indépendantiste obtient 59 sièges sur 127. Elle recueille 28 % des voix, devant le Parti libéral (24,2 %) et le Parti conservateur (20,7 %). Le PQ n’a plus dirigé la province depuis 2014. Paul Saint-Pierre Plamondon, avocat de 49 ans surnommé « PSPP », devient le nouveau Premier ministre du Québec. Il formera un gouvernement minoritaire, à cinq sièges de la majorité absolue. Son parti a promis d’organiser un troisième référendum sur l’indépendance. Le chef péquiste a toutefois précisé qu’il attendrait la fin du mandat de Donald Trump en janvier 2029.
L’effondrement de la CAQ
La Coalition avenir Québec (CAQ) subit une défaite historique. Au pouvoir depuis 2018, la formation de centre droit perd tous ses sièges à l’Assemblée nationale. La Première ministre sortante, Christine Fréchette, est elle-même battue dans sa circonscription de Trois-Rivières. « Les Québécois voulaient du changement et je respecte leur choix », a-t-elle déclaré. Le Parti libéral du Québec, dirigé par Charles Milliard, formera l’opposition officielle avec 40 sièges.
Un défi pour Mark Carney
Cette victoire indépendantiste complique la tâche du Premier ministre canadien. Mark Carney fait face à un conflit commercial avec Washington et à des velléités séparatistes en Alberta. Il a félicité Paul Saint-Pierre Plamondon et promis de travailler avec lui. Le nouveau Premier ministre québécois a aussi promis d’abolir le financement de la monarchie britannique au Québec. Selon un sondage récent, seuls 31 % des Québécois se disent prêts à voter « oui » à l’indépendance. Le taux de participation a atteint 66,90 %.
Aristide HAZOUME