économie

Turquie : Une ex-ministre démissionne après un scandale financier

Fatma Betül Sayan Kaya, vice-présidente de l’AKP, a démissionné samedi 26 septembre. Elle est accusée d’avoir réalisé un profit de 1,3 milliard de livres turques juste avant l’éclatement d’un scandale de 17 milliards de dollars.

Une démission sous pression politique

Fatma Betül Sayan Kaya a annoncé sa démission dans la nuit de samedi à dimanche. Elle a publié un message sur X pour officialiser son départ. « J’ai demandé à être déchargée de toutes mes fonctions », a-t-elle écrit. L’ancienne ministre de la Famille (2016-2018) occupait le poste de vice-présidente de l’AKP. Elle a invoqué la nécessité de garantir une enquête « indépendante et impartiale ». Le principal parti d’opposition, le Yeni Parti, l’accuse d’avoir acheté 250 000 actions d’Özata Denizcilik en avril. Elle les aurait revendues en septembre pour 1,3 milliard de livres turques. Sa mise en cause a déclenché des appels à la démission au sein même de la majorité.

Un scandale financier d’ampleur nationale

L’affaire a éclaté après une décision de l’Autorité des marchés de capitaux (SPK). Le 28 août 2026, le régulateur a ordonné aux fonds de diversifier leurs actifs. Les fonds ont commencé à vendre massivement. Certains n’ont pas pu honorer les demandes de retrait des investisseurs. Le 17 septembre, la SPK a placé en liquidation 131 fonds gérés par sept sociétés. Leurs actifs sont évalués à environ 17 milliards de dollars. Plus de 455 000 investisseurs sont concernés. La crise a ébranlé la Bourse d’Istanbul. Les autorités ont arrêté 51 personnes. Un ancien vice-gouverneur de la Banque centrale figure parmi les interpellés. Le gouvernement a promis de rembourser les épargnants lésés.

Aristide HAZOUME

Vous aimerez peut-être aussi

économie

Elon Musk pulvérise tous les records : l’IA et la tech propulsent les ultra-riches vers des sommets inédits

  Le patron de Tesla et SpaceX caracole en tête du classement annuel Forbes avec une fortune stratosphérique de 839
économie

Crise énergétique : L’AIE libère 400 millions de barils

  Face à l’escalade des tensions au Moyen-Orient et à la fermeture du détroit d’Ormuz, l’Agence internationale de l’énergie (AIE)