Kevin Warsh a présidé sa première réunion monétaire. La Fed a maintenu ses taux, entre 3,50 % et 3,75 %. Mais le nouveau président affiche sa fermeté. Il promet de ramener l’inflation à 2 %. Un tournant pourrait survenir d’ici la fin de l’année.
Statu quo monétaire, discours offensif
La Réserve fédérale n’a pas bougé ses taux directeurs. C’est le quatrième statu quo d’affilée. Le vote fut unanime. Kevin Warsh a tenu sa première conférence de presse. Son message : la stabilité des prix est une priorité absolue. L’inflation reste trop élevée, a-t-il martelé. Elle pèse sur le pouvoir d’achat des Américains. Les responsables de la Fed partagent cette analyse. Ils prônent une politique toujours prudente. Les nouvelles projections marquent un virage. Une hausse des taux est envisagée avant décembre. Les prévisions médianes tablent sur 3,75 % à 4 %. Un net contraste avec les espoirs de baisse du printemps. L’institution reste focalisée sur l’inflation persistante.
Le dollar monte, la Fed se réorganise
Les marchés ont immédiatement réagi. Le dollar s’est renforcé face à l’euro et à la livre. Les investisseurs intègrent une politique plus restrictive. La Fed a aussi relevé ses prévisions d’inflation pour 2026. Elle anticipe une croissance un peu plus modérée. Mais l’emploi demeure solide, selon ses experts. Kevin Warsh veut aussi réformer la maison. Il a créé cinq groupes de travail. Leur mission : examiner la gouvernance, la communication, et le bilan. Le président plaide pour une institution plus agile. Et pour des messages plus clairs. Cette première réunion ouvre une nouvelle ère. Les marchés scruteront les prochains gestes de la Fed.
Aristide HAZOUME