Société

Tunisie : L’ONU dénonce la répression

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (ONU HCDH) appelle la Tunisie à mettre fin à la répression. Car, elle vise la société civile et les médias. Mais,  l’institution dénonce des atteintes graves aux libertés fondamentales et des arrestations jugées préoccupantes.  Le HCDH, lutte aussi contre les restrictions croissantes à la liberté de réunion et d’expression.

Société civile sous pression accrue

L’ONU HCDH critique la suspension d’ONG telles qu’Avocats sans frontières et la Ligue tunisienne des droits de l’homme. Si les autorités invoquent souvent des irrégularités financières, l’ONU juge ces mesures disproportionnées. Elles limitent la liberté d’association, pourtant protégée par la Constitution et les engagements internationaux de la Tunisie.

Depuis 2022, les organisations alertent sur un rétrécissement de l’espace civique. Audits et contrôles sont régulièrement utilisés comme justifications administratives. Les autorités tunisiennes défendent leurs procédures en les présentant comme conformes au droit national. Depuis 2021, plusieurs ONG signalent une pression administrative accrue. Les défenseurs des droits humains évoquent un recul des garanties démocratiques, tandis que le débat sur les libertés en Tunisie reste au cœur des préoccupations internationales.

Journalistes et liberté de presse fragilisées

Plusieurs journalistes ont été arrêtés ces derniers mois, dont Zied el-Heni, placé en détention provisoire. D’autres condamnations sont liées au décret de 2022 sur la cybercriminalité. Reporters sans frontières (RSF) classe désormais la Tunisie au 136e rang sur 180 en 2026. Les syndicats de journalistes dénoncent un climat d’autocensure grandissant dans les rédactions.

Le décret-loi de 2022 est vivement critiqué par plusieurs ONG internationales. Des avocats dénoncent des arrestations liées à l’expression publique en ligne. La détention de journalistes est suivie de près par les ONG de défense des droits. Experts et médias locaux alertent sur la réduction de la liberté éditoriale et le caractère restrictif du cadre juridique actuel.

Appels internationaux et cadre politique

L’ONU demande la libération immédiate des détenus d’opinion. Volker Türk, le Haut-Commissaire, insiste sur les principes de légalité, de nécessité et de proportionnalité. Il appelle à des réformes législatives et à une meilleure protection de l’espace civique. Le respect de l’État de droit reste une exigence internationale régulièrement rappelée à la Tunisie.

La présidence tunisienne n’a pas encore réagi officiellement aux dernières déclarations. Plusieurs observateurs internationaux appellent à renforcer l’indépendance de la justice. L’Union européenne exprime régulièrement ses préoccupations sur la situation des libertés. Des appels internationaux demandent un dialogue politique inclusif et le strict respect des engagements internationaux. La situation est suivie de près par les instances onusiennes.

Aristide HAZOUME

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