Le ministre de la Santé a claqué la porte jeudi 14 mai. Wes Streeting accuse Keir Starmer de « vide » politique. La survie du Premier ministre est plus que jamais menacée.
Wes Streeting a démissionné du gouvernement ce 14 mai. Il a perdu confiance dans son leader. « Où il nous faut une vision, il y a un vide », a-t-il écrit. L’ex-ministre ne croit plus en la victoire du Labour en 2029. Il réclame un large débat pour l’avenir du parti. Il ne se porte pas encore candidat. Mais son départ fragilise gravement Keir Starmer.
Starmer subit une pression croissante
Le Premier ministre lutte pour sa survie. Les élections locales du 1er mai ont été un désastre. Le Labour a perdu 1 484 sièges au conseil. Le parti a aussi perdu le contrôle de 14 collectivités locales. Quatre secrétaires d’État ont déjà démissionné en début de semaine. Plus de 80 députés travaillistes réclament le départ de Starmer. L’ancienne numéro deux du gouvernement fait son retour. Angela Rayner a été blanchie par le fisc britannique. Elle avait sous-payé un impôt sur son logement. L’enquête n’a révélé aucune fraude délibérée. « Je ne vais pas défier le Premier ministre », a-t-elle assuré au Guardian. Mais elle a laissé entendre qu’elle pourrait jouer un rôle. Elle soutiendrait un autre candidat si une course s’ouvrait.
Tout candidat doit réunir 81 parrainages de députés. Wes Streeting est apprécié par l’aile droite du Labour. Mais il est rejeté par la gauche, qui préfère Andy Burnham. Le camp Streeting affirme avoir les chiffres requis. Ses opposants estiment qu’il n’en réunit que 44. La bataille des chiffres continue dans les couloirs de Westminster.
Aristide HAZOUME