La Haute Cour militaire de RDC ouvre, ce 4 juin 2026 à Kinshasa, le procès très attendu de l’ex-chef d’état-major des FARDC, Christian Tshiwewe. Neuf autres prévenus, dont plusieurs officiers supérieurs, comparaissent pour des accusations graves : complot, trahison et apologie du terrorisme.
Un procès sensible pour l’armée congolaise
La Haute Cour militaire siège ce jeudi au Nouveau Palais de Justice de Kinshasa. Dix prévenus sont appelés à comparaître : neuf militaires et un civil. Christian Tshiwewe, ancien chef d’état-major des Forces armées de la RDC (FARDC), est au cœur de cette affaire. L’ancien inspecteur général John Numbi figure également parmi les accusés, mais il reste introuvable depuis plusieurs années. Les charges retenues sont multiples : complot, trahison, apologie du terrorisme. Le ministère public évoque aussi la propagation de faux bruits, la violation des consignes militaires, la désertion à l’étranger et la détention illégale d’armes. Ces faits sont passibles de lourdes sanctions en RDC. Selon les documents judiciaires, l’affaire est enregistrée sous le numéro RP 060/26. L’audience se tient en premier degré devant la Haute Cour militaire.
Première audience : les formalités judiciaires
Cette première comparution revêt un caractère essentiellement procédural. La Cour procédera à l’identification des prévenus présents, puis examinera les charges officiellement retenues. Christian Tshiwewe est attendu à l’audience. L’ancien chef militaire a dirigé les FARDC entre 2022 et 2025. Après son départ de l’état-major, il avait été nommé conseiller militaire du président Félix Tshisekedi. Arrêté quelques mois plus tard, il a été placé en enquête avec plusieurs officiers supérieurs. Cette procédure est suivie avec attention par l’opinion publique congolaise. Le dossier implique plusieurs figures influentes de l’appareil sécuritaire national. L’évolution des audiences pourrait marquer un tournant judiciaire important pour les institutions militaires du pays.
Aristide HAZOUME