L’opposant ougandais Kizza Besigye a saisi la Haute Cour. Il demande la suspension des poursuites engagées contre lui. Il dénonce des violations de ses droits constitutionnels depuis son arrestation.
Une requête pour suspendre la procédure pénale
Le Dr Kizza Besigye et son coaccusé, Hajji Obeid Lutale, ont déposé une nouvelle requête devant la Haute Cour d’Ouganda. Ils demandent la suspension immédiate de la procédure pénale. Ils sont poursuivis pour trahison et non-dénonciation de trahison. Selon leurs avocats, plusieurs violations constitutionnelles entachent l’affaire. Les requérants estiment que leurs droits fondamentaux n’ont pas été respectés. Ils affirment avoir été victimes d’un enlèvement illégal, de torture et d’une détention prolongée. Ces éléments compromettent leur droit à un procès équitable. Les deux accusés contestent aussi les conditions de leur arrestation. Ils soutiennent que la procédure repose sur des actes contraires à la Constitution.
Des accusations visant l’armée et le chef d’état-major
Dans leur requête, les deux hommes évoquent un enlèvement présumé à Nairobi, au Kenya. Les faits remonteraient au 16 novembre 2024. Selon eux, des membres des forces de sécurité ougandaises sont impliqués. Cette opération rend les poursuites juridiquement invalides. Les documents déposés mentionnent également plusieurs publications sur le réseau social X. Ces messages auraient été attribués au général Muhoozi Kainerugaba. Il est chef des Forces de défense ougandaises et fils du président Yoweri Museveni. L’une des publications citées évoque une exécution de Kizza Besigye. Les requérants considèrent ces propos comme une menace grave. Selon eux, ces déclarations portent atteinte à la présomption d’innocence. Elles constituent aussi une pression sur l’institution judiciaire.
Les avocats dénoncent une torture psychologique. Ils accusent le pouvoir de tenter d’influencer l’opinion publique avant tout jugement. La Haute Cour devra désormais examiner la requête. Sa décision pourrait avoir des conséquences importantes sur la suite du dossier. Cette affaire attire l’attention des défenseurs des droits humains. Elle intervient dans un contexte de fortes tensions entre le pouvoir et l’opposition en Ouganda.
Aristide HAZOUME